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Une rencontre fortuite au Salon du Mariage

ByTech237

Août 4, 2019

Une rencontre fortuite au Salon du Mariage

Cette occasion nous a mis sur le chemin d’une invitée, avec qui nous avons revisité l’histoire pour vous. AhriYellPesaukNkembe chanteuse jadis du groupe RRUM-TAH, installé en France depuis 2003 qui a accepté de nous se confier à nous.
Depuis combien de temps êtes-vous revenu au pays ?
AHRI YELL : je suis au Cameroun depuis 5 semaines et j’en profite pour installé certains projets qui me tiennent à cœur et c’est ainsi que j’ai reçu une invité pour participer au Salon du Mariage.
Ancien du groupe RRUM-TAH, qu’est devenu celle qui a bercé la jeunesse des années 90?
Je suis installé en France et je suis toujours chanteuse car j’ai suivi les cours à l’école de Brioude pour la musique et je me suis spécialisé en technique vocale. Je voulais découvrir l’aspect classique de la musique, de la chanson très particulièrement et ça été une occasion très édifiante pour moi, de découvrir des aspects de ma personnalité que j’ignorais, un univers totalement inconnu qui m’a permis de réaliser mes rêves. Une fois mon diplôme en poche, je me suis installé comme animateur culturel indépendant ou j’interviens dans divers projets tant en musique de variétés qu’en musique classique.
Que sont devenus vos anciens camarades du groupe RRUM-TAH ?
Ecoutez, chacun a fait sa vie c’était dans l’ordre des choses, il faut dire aussi que dans les années 1994, on s’est rendu compte que le contexte socio-économique du pays n’était pas favorable sur le plan professionnel et il fallait faire des choix. Ainsi Nadia est allé en Italie pour continuer ses études et aujourd’hui elle est médecin, ma Laya m’a retrouvé en France depuis 2004 et est aujourd’hui dans le service social après ses études, Njoya Guy Bolivar travaille actuellement une galerie à Douala et malheureusement il y a Linda qui souffre d’une maladie génétique depuis 20ans et c’est assez difficile d’en parler et je pense particulièrement à elle.
Nous sommes au salon du Mariage, qu’en est-il de votre situation matrimoniale ?
Je suis mariée, et mère de 3 gosses donc 2 filles jumeaux et un garçon qui veut faire dans le cinéma du coté de Paris actuellement


Quelle relation avez-vous gardé avec votre promoteur de l’époque ?
Ecoutez, NKEMBE PESAUK Roger c’est mon papa la relation c’est celle d’un père et sa fille évidement
Quels conseils pourriez-vous donner à la jeune génération parlant de musique?
Il faut se battre, quand on a la chance de pourvoir découvrir sa destinée, il faut toujours aller dans cette direction, il faut toujours croire. Il faut se dire qu’on sur cette terre et il faut laisser son empreinte surtout lorsqu’on a la conviction qu’on a trouvé son chemin.
Quel regard portez-vous sur la musique Camerounaise d’aujourd’hui ?
Déjà je suis contente de voir aujourd’hui que c’est plus aisé pour la jeune génération, en ce sens que il y a des moyens techniques mis à notre disposition sur place pour faire un travail meilleure qualité qu’il y a quelques années. J’apprécie la créativité de nos jeunes compatriotes, très talentueux et qui abordent la musique de manière très professionnelle, qui comprennent que la culture est la vitrine d’un pays et qui travaillent dans ce sens-là. Même si ce n’est pas l’idéal, je crois que petit à petit on est sur le bon chemin.
Parlez-nous de votre projet !
Je profite pour installer mon projet qui va s’appeler BANTOU NATURE, un concept sur le bien-être, sur le mode de vie. Vous savez, on vit dans une société où il y a pas mal d’excès. On ne mange plus de la même façon qu’il y a de cela 20 ans et on le ressent dans notre quotidien, dans notre corps. Le but est de pouvoir offrir aux camerounais un concept de modede vie qui leur permettent de mieux manger toujours avec les mêmes ingrédients et de voir le bien-être d’une façon totalement différente.
Merci beaucoup et bon séjour
Propos recueillis par Clément NOUMSI

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