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Renforcement des capacités des Défenseurs des Droits Humains : La Sécurité des Femmes Défenseures des Droits Humains préoccupe la REDHAC.

ByTech237

Mai 16, 2018

Renforcement des capacités des Défenseurs des Droits Humains : La Sécurité des Femmes Défenseures des Droits Humains préoccupe la REDHAC.

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale organise depuis le 15 mai 2018, un Colloque de 2 jours au NTOUNGOU’OU Hotel de Yaoundé sur le thème : « la Vulgarisation des Normes et Mécanismes Régionnaux et Internationaux Relatifs aux Droits Humains et aux Défenseurs des Droits Humains au Cameroun. » En plus de la présence de Son Excellence Peter henry Barlerin, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun dont le Département d’Etat est un partenaire Technique, l’on a remarqué la présence de plusieurs Diplomates et Représentants de l’Administration camerounaise.

Le constat

Le manque de volonté politique des autorités camerounaises à mettre en œuvre les Instruments Régionaux et Internationaux relatifs au Droits de l’Homme, l’utilisation arbitraire des lois antiterroristes contre les Défenseurs des Droits Humains et Activistes, l’arrestation arbitraire des activistes, journalistes et syndicalistes, et le déficit des connaissances par les Activistes camerounais en matière de mécanismes et Instruments aussi bien de l’Union Africaine que des Nations Unies relatifs à la défenses des Droits Humains et des Défenseurs des Droits Humains selon le REDHAC, ont motivé la tenue de ce Colloque. Cette rencontre est donc une opportunité pour le renforcement des capacités des Défenseurs des Droits Humains afin que la Société Civile Camerounaise soit plus aguerrie dans sa lutte pour un mieux-être de la population.

Les cas de Leadership Academy très lointains pour certains, PENAD-PID moins lointain pour d’autres, et MIDA actuellement sous les feux de la rampe, pourraient donner raison à la REDHAC dans la mesure où après coups, certains défenseurs des droits des victimes de l’arnaque comme Yimga Moussa et Théodore Elouna, respectivement Président et Chargé de mission de l’ANOSLIP, une association des vendeurs à la sauvette régulièrement mis sous détention administrative à la prison centrale de Kondengui alors qu’ils revendiquent le remboursement des sommes dont leurs membres ont été spoliés. Cette situation devenue récurrente sous le ciel du Renouveau national est une parfaite illustration de violation des Droits Humains. Les pauvres sont spoliés de leurs terrains par l’élite politique dans les cités capitale, économique ou portuaire comme à Kribi sans que les victimes soient dédommagées…même en monnaies de singes. Puisse ce Colloque donner les rudiments nécessaires aux Défenseurs des Droits Humains pour que les abus relevés au quotidien partout au Cameroun soient un tant soit peu réduits ?

Léonard Fandja

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