• jeu. Juin 30th, 2022

OPINION : Réseaux sociaux numériques et production d’une représentation sociale de l’insécurité chez les jeunes de Douala et de Yaoundé

Le jeune Guy Maxime Banyolak partage ici, son opinion sur les réseaux sociaux comme espace de socialisation et plateforme de sociabilité.

Les réseaux sociaux numériques (RSN) constituent un véritable espace de socialisation, une plateforme de sociabilité et un milieu d’échange. Ces échanges sont porteurs de significations et de symbolisme pour les acteurs qui y sont impliqués. Les RSN sont des environnements sociaux qui structurent les acteurs par un processus de construction subjective via les phénomènes pluriels qui s’y forment ; en l’occurrence le phénomène de l’insécurité que nous étudions. Sur ces espaces[1] pullulent des messages, des images qui circulent d’un internaute à l’autre, et qui illustrent des formes composites d’insécurité en produisant une représentation sociale de cette dernière. Nous nous fixons donc pour objectif de recherche d’analyser le processus social de production des représentations sociales de l’insécurité via les réseaux sociaux. Et pour cette tache les jeunes des métropoles de Douala et Yaoundé ont constitué notre échantillon ; lequel sera circonscrit par une méthode d’échantillonnage à choix raisonné et l’ensemble encastré dans une méthode qualitative à logique inductive. Les approches interactionnistes consacrent les relations de « face to face » (Goffman) entre les acteurs comme vecteur de sociabilité or les RSN sont davantage la plate- forme des relations de distance. Et dans certaines conjonctures ce sont des relations entre acteurs inconnus. A titre illustratif on peut recevoir via les RSN un message ou une image d’un internaute qu’on ne voit pas ou même qu’on ne connait pas, mais qui a pourtant une certaine influence sur l’internaute récipiendaire. Voilà pourquoi nous nous posons la question de savoir par quel processus social les RSN parviennent-ils à produire une représentation sociale de l’insécurité chez les acteurs malgré la distance et l’impersonnalité des économies de relations construites sur ces nouveaux espaces de sociabilité ? L’hypothèse majeure de ce travail est que les stimuli pluriels issus de l’environnement social que constituent les RSN participent à produire une représentation sociale variable de l’insécurité chez les acteurs en fonction des structures de relation. Cette représentation sociale produite de l’insécurité motive des conduites sécuritaires individuelles socialement situées dans le vécu des acteurs. Nos investigations nous permettrons de tester nos hypothèses et de produire in fine des résultats.

Mots clés : Réseaux sociaux numériques, échanges, représentation sociale, insécurité, stimuli, conduites sécuritaires individuelles.

Guy Maxime Banyolak

 

[1]Facebook, Whatsapp, twitter, badoo etc.

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