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Marie Claire Madola : Tuée par le personnel médical de l’hôpital régional de Nkongsamba ?

ByTech237

Juin 16, 2019

Comment est ce que l’Hôpital Régional de Nkongsamba a tué Marie Claire Madola et son enfant ?

 

Mardi 11 juin 2019 aux alentours de une heure du matin, nous recevons l’appel téléphonique de Ma’a Po’o ( le petit nom de la mère de Marie Claire ). La pauvre dame parti de kribi quelques jours avant pour rester au chevet de sa fille ne s’est plus à quel saint se vouer et est fatiguée d’appeler les infirmières de garde sans suite. Depuis la tombée de la nuit, Marie Claire se tort de douleur et commence à perdre du sang. Enceinte de sept mois, et internée dans cet établissement hospitalier depuis 5 jours, on n’avait relevé au départ une tension haute chez Maria qui était sortie de la maison toute seule et sans effort particulier tout simplement pour prendre juste quelques médicaments. Au delà de la fatigue, qui était d’après nous la vraie raison de cette tension était l’insomnie. Cependant, Marie Claire ne présentait aucun signe de danger ou de grave maladie. Bref au moment de son hospitalisation elle n’était pas mal en point. Mais plus les jours passent à l’hôpital, plus son état se détériore. Les doses d’ampoules qu’elle reçoit sont souvent au dessus de la normale et quand nous essayons d’attirer l’attention d’une infirmière du service de gynécologie à cet effet, elle nous répond en ces termes : »Vous ne pouvez pas m’apprendre son travail.  »
En effet Marie Claire commençait déjà à mourir. Nous informons des amis médecins situé hors de la ville des symptômes qu’elle commençait à présenter : pieds enflés, Fatigue, vertiges, soif permanente et parfois des troubles de vision. Pour eux le verdict est clair…Maria fait une éclampsie et doit urgemment subir une césarienne. Mais pour nos amis de l’hôpital régional, rien n’urge. Certaines infirmières se plaignent plutôt que la malade se plaint trop. Putain !!!
Pour revenir donc à la nuit de mardi à mercredi, la dernière nuit de Marie, on constate dès qu’on n’arrive à l’hôpital qu’elle perd déjà du sang comme je vous disais et sa douleur est telle que, quand j’y pense encore j’en pleure. Est ce que les infirmières ont alors son temps ? Elles vont amener la mère de la défunte à courir dans tous les sens entre la pharmacie et la chambre, surtout qu’aucune des infirmières n’a même songé observer le comportement de la malade pendant tout ce temps. C’est justement la raison pour laquelle elle va nous demander de la rejoindre à l’hôpital à cette heure tardive. C’est finalement vers 03 heures du matin, soit près d’une heure après notre arrivée qu’une infirmière viendra lui administrer une injection. Entre temps, Marie essaie de joindre son médecin au téléphone et malgré ses larmes, il ne va pas bouger le petit doigt. Même dès son arrivée le lendemain matin il ne fera qu’une consultation de routine en quelques minutes avant de prescrire encore des médicaments. Tôt le matin, alors que Marie n’a pas dormi de la nuit, rien ne semble les inquiéter. Toujours le même scénario. Elle ira faire une échographie au sorti de laquelle ils vont dire que l’enfant pèse 500 grammes, moins que le poids de la dernière échographie qui pointait à plus d’un kilo. Pourtant au moment de retirer l’enfant de son ventre pour l’enterrement nous avons été surpris de voir un enfant de près de deux kilos et à terme pratiquement. Je me suis souvenu que dès fois même leur tensiomètre n’avait pas de piles et ne marchait pas normalement et je me suis demandé si cet hôpital n’est pas plutôt un centre d’assassinat prémédité des femmes enceintes. Elle va finalement rendre l’âme dans le bloc opératoire alors que rien n’avait été déployé jusque là pour une éventuelle intervention. Pris de honte, ils n’auront même pas le courage de nous tenir informés. On va juste constater que le cadavre sans vie de Maria est étalé à l’arrière d’une camionnette de l’hôpital. Oui je le dis encore, l’hôpital Régional de Nkongsamba a tué Marie Claire Madola. Nous exigeons qu’une enquête soit ouverte et nous interpelons le Mministre de la santé.

Autrefois Reporter au journal « Score 2000 » paraissant à Nkongsamba, Marie Claire Madola prêtait ses services à une compagnie d’assurance.
Repose en paix Maria

Correspondance de Nkongsamba

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