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Lutte contre le covid-19 : La solidarité à l’ère de la décentralisation

ByTech237

Avr 3, 2020

La création du Fonds de solidarité dans le cadre de la lutte contre la propagation du covid-19 à l’ère de la décentralisation devrait s’opérer de manière décentralisée.

Plusieurs voix se sont élevées ces derniers jours pour proposer que la contribution au Fonds de Solidarité se fasse sous le prisme de la décentralisation qui est devenue une réalité selon nos autorités. Certains évoquent le manque de confiance en ce gouvernement qui selon eux, a déjà suffisamment donné les preuves de son incompétence et de son option avérée à la discrimination et au favoritisme.  

                Pour les 2 groupes, il est préférable de retirer la gestion de ces fonds aux fonctionnaires dont on connaît suffisamment l’instinct grégaire. Cependant, pour le premier groupe, les contributions doivent se faire aux Comités de Développement de chaque village ou d’arrondissement afin de rapprocher le service des bénéficiaires éventuels. Pour l’autre groupe, les fonctionnaires camerounais paient difficilement les émoluments ou les primes aux sportifs. Les Karateka réclament encore le paiement des primes pour une compétition de 2015 où ils avaient contribué au rayonnement du Cameroun.  Selon ces 2 groupes, même s’il est évident que le favoritisme colle à la peau des fonctionnaires et des militants du parti-Etat le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), au moins à ce niveau, l’exigence d’un « parrain » (qui rime avec une certaine orientation sexuelle), ou même, l’appartenance à certaines obédiences ne seront pas d’emblée exigés pour bénéficier des services. Là où il n’y aurait pas de comité de développement, l’on pourra passer par les chefs de quartiers assistés des gens qui n’appartiennent pas à leur conseil de notables pour être sûr que le service sera assuré avec un peu plus d’objectivité même si l’on sait que c’est la chose la moins partagée par les camerounais. Mais puisque nous sommes dans un pays où le gouvernement a fait de l’impunité son mode de gouvernance, les contributions doivent se faire au niveau des arrondissements. Les Milliardaires sont en train de contribuer au Nigéria voisin et l’on voit ce que le pays en fait. Le pays n’a pas attendu d’avoir un taux élevé des malades du coronavirus pour construire un centre moderne de prise en charge des malades dans des stades. La mise en quarantaine dans des chambres sans lits et non équipées au camp SIC d’Olémbe, donne déjà une idée de comment ce gouvernement qui ne se gêne pas à ternir l’image du Cameroun accueillera les gens lors de compétitions du CHAN et de la CAN.

A titre de rappel

                Certains pays que les camerounais traitent ostentatoirement de « petit pays » démontrent qu’ils attachent du prix à la vie de leurs citoyens. Pour preuve, pendant que le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Sénégal et le Congo pour ne citer que ceux-là, cotisent respectivement 287, 597, 100, 1000 et 100 milliards, le gouvernement qui a dépensé 10 milliards pour le fameux grand dialogue national et 80 pour les élections ne cotise qu’un milliard. De quoi donner raison à ceux qui parlent du Cameroun en ces termes : « le pays des grands discours. » Il ne reste qu’à souhaiter que ce gouvernement nous mène vers l’écroulement et non vers l’effondrement.

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