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Indice de développement humain : Le Cameroun toujours à la traine

ByTech237

Jan 25, 2020

L’indice de développement humain montre que le pays de Paul Biya n’avance pas vers l’émergence.

Indice de développement humain
Le Cameroun encore à la traine
Pauvreté plus accrue, inégalités sociales, disparités spéciales, faible alignement des dépenses publiques en rapport avec le DSCE, décentralisation embryonnaire…Telle est la véritable situation du niveau de croissance du Cameroun au moment du lancement de son rapport national sur le Développement humain.

Le constat est clair, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) est une montagne qui a accouché une souris. Car, censé changer le quotidien des Camerounais en créant plus de richesse et en réduisant la pauvreté, ce qu’on constate plutôt est qu’au cours de la mise en œuvre de celui-ci, le Cameroun a enregistré une croissance modeste par rapport aux objectifs visés. Par ailleurs, cette pseudo croissance n’a bénéficiée qu’au ménages les plus nantis augmentant de ce chef les inégalités sociales et l’exclusion. « En effet, au cours de la première décennie de mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’emploi, le Cameroun a fait preuve de résilience et a enregistré une croissance moyenne de 4,6%. Ce qui n’a pas permis un recul comme envisagé de la pauvreté », a indiqué, Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), le 16 janvier dernier au cours du lancement du Rapport national sur le Développement humain 2019.
C’est donc dans un contexte marqué par la paupérisation accrue des populations camerounaises que le MINEPAT et le programme des Nations unies pour le développement ont procédé à la cérémonie de lancement de ce rapport national. Véritable indicateur du niveau de croissance de notre pays contrairement à certains discours politiques, ce document met donc « en perspective des indicateurs sociaux globalement en dessous du niveau souhaité avec une croissance économique faiblement inclusive et relativement modeste pour impulser vigoureusement un développement humain soutenu ». D’où le thème : « Croissance inclusive, inégalités et exclusions ».
Ce rapport qui se veut donc être un recueil de données et d’analyses fournissant d’importants éclairages sur les questions liées aux inégalités sociales, aux disparités territoriales ainsi qu’à la perception de l’exclusion par les populations camerounaises, présente également les leviers sur lesquels les pouvoirs publics devraient intensifier leurs actions en vue de garantir un développement social harmonieux « afin de ne laisser personne pour compte dans ce processus de développement ».
Spécificités
Ainsi, le Rapport national sur le développement humain qui a été lancé à Yaoundé conjointement avec le Rapport global présente pour cette année 2019 des spécificités qui il faut le rappeler n’ont pas souvent été prises en compte dans les précédents. En effet, le processus d’élaboration de l’édition 2019 a été particulièrement marqué par deux faits majeurs. « Le premier étant l’organisation des consultations régionales ayant permis de recueillir la perception et les expériences vécues par les populations à la base en matière d’exclusion et d’inégalités. Ces consultations ont permis par région : d’identifier et prioriser les facteurs d’exclusion, d’identifier les principaux groupes de personnes affectées par l’exclusion, de mettre en exergue l’expérience du vécu quotidien de l’exclusion et de proposer des solutions d’actions. Par ailleurs, le second porte « sur le calcul de l’indice de développement humain au niveau régional dans le but de capter les spécificités interrégionales très souvent noyées dans l’indice de développement humain national.
Pour rappel, l’environnement économique du Cameroun au moment de la production de ce rapport en dehors des aspects cités plus haut se national se caractérise également par par : Une faible transformation structurelle de l’économie, une faible productivité du secteur agricole, la prédominance de la pauvreté en milieu rural, l’exclusion sociale à prédominance spéciale…et une décentralisation embryonnaire pour ne citer que ces quelques cas. C’est dire qu’au regard de toutes ces tares qui plombent le développement économique de notre pays, si rien n’est fait, si le gouvernement ne prend pas le taureau par les cornes, nous nous retrouverons l’année prochaine avec un rapport national pas très différent de celui de cette année. C’est-à-dire qui ne promeut pas l’inclusion mais les inégalités sociales et l’exclusion.
Julien Efila

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