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Françafrik : Le Sénégal fait plier la France

ByTech237

Mar 19, 2021

Les multiples de pressions de l’Occident et particulièrement de la France sur le gouvernement sénégalais a plutôt produit l’effet contraire.

Un nouvel accord autoroutier entre l’État sénégalais et le français Eiffage a été mis en place. C’est un réaménagement contractuel qui ne passe pas inaperçu dans le contexte actuel du Sénégal où, au-delà des manifestations, des critiques ont été réitérées par la population sénégalaise contre les politiques néocolonialistes de la France, destiné à tout prendre et à se faire des bénéfices sur le dos des Sénégalais et même des Africains en général.

Pour ce qui concerne « L’autoroute de l’Avenir, » livrée en 2013, elle a été construite sur la base d’un partenariat public-privé et a fait l’objet d’une concession de 30 ans, prolongée depuis. Elle relie sur 90 kilomètres Dakar à l’aéroport international Blaise-Diagne. Parmi les reproches faits à la France, l’on relève l’accusation selon laquelle le montage, qui a accompagné le contrat de concession initial, est déséquilibré en défaveur du Sénégal. Autre point d’insatisfaction : nombre d’usagers ont dénoncé les tarifs pratiqués par l’entreprise en charge de l’ouvrage, le français Eiffage. À cela, il faut ajouter le montant ridicule et à peine imaginable de la redevance payée annuellement par Eiffage : 1 000 francs CFA, soit 1,53 euro, dans le premier contrat. De quoi justifier bien des commentaires acerbes.

Voilà qui fait penser que les tractations engagées depuis des mois ont été menées sous une forte pression, même si les autorités, par l’entremise d’un responsable du ministère des Finances s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, ont réfuté tout lien de cause à effet et présenté l’accord signé ce mardi comme un « aboutissement ».

Après des mois de pressions de la part de l’État sénégalais, le nouvel accord pour la gestion de l’autoroute de l’Avenir permet au Sénégal de s’assurer plus de revenus et une participation accrue à la gouvernance, et cela, bien que, comme le dit le communiqué du ministère des Finances, « l’issue des négociations ne [fût] en rien garantie, les échanges ayant été nombreux et les divergences, par moments, profondes ». À l’arrivée, la durée de la concession a été prolongée de cinq ans sans que le terme soit précisé exactement.

Une grande avancée contre des pays néocolonialistes ayant pris l’habitude de s’implanter dans un pays et mettre en place une politique de pillage doublé de chantage en tout genre pour pouvoir, et d’une manière « légale », continuer à piller en toute légitimité.

Cette ère est révolue. Le Sénégal compte reprendre ses droits même par la force s’il le faut pour récupérer la souveraineté du pays. En mettant la France de côté, la population sénégalaise pourra vivre beaucoup plus sereinement et le gouvernement va pouvoir s’occuper du pays comme il se doit. Tout le monde le sait qu’en coupant les liens avec le néocolonialisme, le continent africain pourra se développer et vivre pleinement de ses ressources, comme cela aurait toujours dû être le cas.

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