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CAN 2021 : Des négriers appelés Rh 2im et Rh Meltgroup au stade d’Olembe

ByTech237

Mar 20, 2019

CAN 2021 : Des négriers appelés Rh 2im et Rh Meltgroup au stade d’Olembe

Les employés cumulent déjà plusieurs mois d’arriérés de salaire au stade d’Olembe à Yaoundé.

Si les beaux discours faisaient développer un pays, le Cameroun serait parmi les pays les plus développés de la planète. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Que n’a-t-on pas entendu dans ce pays en termes des résultats obtenus grâce au dialogue social ? Les ex-employés des sociétés d’état liquidées ou restructurées courent toujours après le paiement de leurs droits depuis près de 30 ans, dans un pays où le budget augmente chaque année. L’administration publique achète de grosses cylindrées chaque année. Le Smig est dérisoire dans ce pays où les dirigeants se moquent de leurs compatriotes en prétendant être soucieux de leur mieux-être.

Dans les chantiers de la Can autrefois 2019 devenue 2021, l’esclavage bat son plein. L’on a vu les manifestations des employés sur les réseaux sociaux devant les Services du Gouverneur du Nord à Garoua, qui ne demandaient que de l’argent pour regagner leur lieu de résidence permanente. Au stade d’Olembe à Yaoundé, l’occasion est donnée à ceux qui l’ignorent ou feignent de l’ignorer que la sous-traitance est la porte d’entrée de l’esclavage dans l’environnement social au Cameroun. Au stade d’Olembe, l’entreprise Piccini est l’entreprise adjudicataire du marché de construction du stade. Toutefois comme l’ont voulu ces responsables qui font croire qu’ils se battent pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens, il a existé d’abord Rh Meltgroup, ensuite Rh 2im qui remplace la première. De quoi s’agit-il ? Il s’agit des entreprises de sous-traitance qui très souvent appartiennent aux tenants du pouvoir ; il s’agit d’un instrument qui pratique l’esclavage pour le compte de ceux qui dirigent le pays. Ces structures perçoivent le salaire de la société Piccini et les redistribue en monnaie de singes aux « esclaves »sous leur joug. La preuve, pendant que les vrais employés de Piccini basé à Batos touchent régulièrement leur salaire tous les 28 du mois, ceux d’Olembe, objet accumulent les arriérés. En plus, leur mois est élastique, et surtout, il n’ont pas droit à quelque revendication que ce soit. Quand bien-même les « esclaves » d’Olembe tenteraient de réclamer le paiement de leurs salaires, les éléments de la gendarmerie et de la police sont appelés à la rescousse pour les intimider par des menaces. Si un employé tente de persister dans cette revendication, il sera purement et simplement licencié sans le paiement du moindre droit. Allez donc nous faire croire que les autorités camerounaises ne sont pas au courant de cette triste réalité. Ne sont-elles pas les bénéficiaires de ces pratiques ? L’on peut même imaginer le parcours tortueux et très souvent inhumain qu’empruntent ceux qui sont les vrais employés de Piccini sous les yeux des autorités camerounaises : le fameux parrainage. Cet esclavagisme qui ne dit pas son nom pousse l’audace jusqu’à faire saisir les appareils téléphoniques de quiconque tenterait de filmer les traitements inhumains imposés à ces « esclaves. » Le travail est au ralenti sur le chantier d’Olembe malgré toutes les informations redondantes y relatif.

La déclaration universelle des Droits de l’Homme dispose en ses articles 3 et 4 que : « article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » article 4 : « Nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude, l’Esclavage et la traite des esclav es sont interdits sous toutes leurs formes. »

Léonard Fandja

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