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Cameroun : La guerre de succession se poursuit ou alors a-t-elle déjà commencé ?

ByTech237

Mar 6, 2019

Cameroun : La guerre de succession a-t-elle déjà commencé ou alors se poursuit-elle ?

L’ancien Ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o a été pour la énième fois depuis ce matin 05 mars 2019 au Tribunal Criminel Spécial (TCS) pour répondre des faits qui lui sont reprochés, et par la suite mis sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui tard dans la nuit .

Un délestage a plongé une bonne partie de la ville de Yaoundé dans le noir et pour certains qui étaient déjà au courant que Edgard Alain Mebe Ngo’o était depuis le matin au TCS ont dit que cela présageait la mise sous mandat de dépôt de l’ancien Ministre. L’ancien Ministre du ciel et de la Terre, autrefois successeur potentiel jusqu’à pas longtemps du Chef de l’Etat du Cameroun, Edgar Alain Mebe Ngo’o est depuis ce soir en atterrissage forcé à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Depuis quelques temps, il n’a plus le sommeil doux car en effet, lui et son épouse, ses deux fils, l’Inspecteur du Trésor Mbangue Maxime Léonard, le Directeur Général Adjoint de la Société Camerounaise de Banque (SCB) Victor Emmanuel Menye, des Colonels et bien d’autres membre de l’oligarchie gouvernante au Cameroun défilent au TCS et font les choux gras de la presse et particulièrement sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, une vidéo attribuée à la famille Mebe Ngo’o, fait actuellement le tour des réseaux sociaux, présentant une chambre quasi pleine de billets banque (cfa, euros, dollars et autres dévises), qui ont en partie résisté aux flammes. Pour la petite histoire, le feu serait une tentative de l’épouse de l’ancien ministre de dissimuler cette somme d’argent estimé à plusieurs milliers de milliard de francs cfa. Ceci, semble-t-il, parce qu’une perquisition était annoncée à leur domicile.

Aujourd’hui ma peau, demain la tienne !

Plusieurs barons du régime ploient actuellement dans les cellules infectes de la prison centrale de Nkondengui pour cause officielle de détournement de fonds publics. Toutefois, officieusement, certains seraient victimes d’une lutte non avouable de succession de l’inoxydable Présidant Paul Biya, victimes de celui qui fut en son temps, le conquistador du régime : Edgard Alain Mebe Ngo’o. Pour avoir grandi chez le Chef de l’Etat dixit Georges Gilbert Baongla, il a le privilège d’avoir fait la ronde de la plupart des ministères de souveraineté et particulièrement la Délégation Générale à la Sureté Nationale et le Ministère de la défense. Son cortège qui était de loin plus impressionnant que celui du Président Kényan quand il se rend à son bureau au Harambee House, avait fini par convaincre certains qu’il sera le prochain Chef de l’Etat du Cameroun quelle que soit la résistance qu’on lui opposerait. Ce pourquoi on lui attribuait la descente aux enfers de certains candidats aux dents longues qui pourraient le perturber dans son accension vers le Palais de l’Unité. Plusieurs décès lui seraient attribués. Cependant, nous préférons en faire fi. Puisqu’officiellement ceux qui seraient ses victimes seraient officiellement condamnés pour détournements de fonds. Pourquoi devrait – on s’offusquer que quelqu’un qui a truandé les fonds la République aille aussi au gnouf ? Aujourd’hui ma peau demain la tienne.

Quand Jeune Afrique s’en mêle !

Une des publications récentes du journal Jeune à Fric (jeune Afrique) dont le goût prononcé pour l’argent n’est plus à démontrer, a fait jaser un des clans aspirant aussi à la succession de l’inamovible Paul Biya. Pour la petite histoire, au début du bref règne du Capitaine Moussa Dadis Camara en Guinée de Sékou Touré, Jeune Afrique avait adulé le nouveau leader espérant que le jeune Capitaine lui renverrait l’ascenseur ; las d’attendre, ils l’auraient sollicité pour « bien parler. » Malheureusement le Capitaine un peu par naïveté répondit qu’il n’avait pas sollicité une quelconque publicité. Tenez-vous tranquille ! Pouvez-vous imaginer la titraille suivante du dit journal concernant la Guinée de Dadis Camara ? Guinée : Etat sauvage ! S’agissant du Cameroun, sans rejeter entièrement des écrits de Jeune-à-Fric, on a l’impression qu’il y a vraiment une sorte de guerre de clans pour la succession de L’homme-Lion. Il nous souvient que dans un passé récent, le Secrétaire Général de la Présidence de la République avait essuyé une tentative de braquage ou d’assassinat chez lui à Nyom, une banlieue de Yaoundé. Bien sûr que pour certains, il essuyait là une tentative d’assassinat commanditée par le clan adverse dit Bulu. Pour d’autres, c’était une mise en scène pour avoir matière à accuser ses adversaires : « Pour tuer son chien, on l’accuse de rage. » Ce qui justifierait « l’acharnement » que subirait actuellement Edgard Alain Mebe Ngo’o.

Les milices en veille

Si la rumeur avait déjà dit et presque confirmé qu’Edgard Alain Mebe Ngo’o aurait déjà une milice bien équipée avec même des voitures blindées, il se dit qu’actuellement, d’après certaines sources introduites que le Secrétaire Général Ministre d’Etat de la Présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh aurait aussi à sa disposition une milice dotée des équipements modernes de dernière génération. Que le fameux marché de 25 milliards pour les stades de la CAN 2019 au Cameroun ne servait que de tremplin au financement d’une milice formée par les Israélien, dotée des équipements les plus sophistiqués et qui s’occuperait actuellement de la sécurité des ports du Cameroun. Avec le transfèrement d’Edgard Alain Mebe Ngo’ à Kondengui, une étape importante vient d’être franchie dans cette bataille.

Selon une autre version toutes ces personnalités-là auraient des nationalités étrangères pour s’échapper en cas de trouble grave. Pour le reste des Camerounais-Camerounais, notamment ceux qui ne peuvent pas bénéficier d’une évacuation sanitaire, de prendre conscience que la guerre est une mauvaise chose pour notre pays et qu’il ne faudrait pas pêcher par naïveté en se laissant manipuler par ces Camerounais-Etrangers qui une fois le pays dans le chaos pourront aller se la couler douce dans leur seconde patrie.

Léonard Fandja

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