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Actualités récentes au Cameroun : l’UPC-MANIDEM donne de la voix

ByTech237

Mai 29, 2018

Actualités récentes au Cameroun : l’UPC-MANIDEM donne de la voix !

Réuni les 26 et 27 mai courant à Douala, le Comité Directeur de l’UPC-MANIDEM a passé en revu, la situation qui prévaut actuellement sur l’ensemble du territoire national. Ce parti lance un appel pour faire cesser l’état de guerre qui prévaut déjà dans les Régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest. « Rien ne se résoudra par les armes dans le N-O et le S-O, et que l’intérêt supérieur de la patrie commande la tenue rapide d’un vrai dialogue national qui est seul de nature à faire cesser l’état de guerre. A cet effet Le CD appelle toutes les forces de bonne volonté à se mettre ensemble pour renforcer le front des volontaires pour la paix et infléchir le pouvoir dans le bon sens.  » Sans être exhaustif, ce parti s’insurge contre la condamnation à de peines très lourdes de jeunes activistes par le Tribunal militaire de Yaoundé. Nous vous proposons le communiqué intégral produit à l’issue de cette rencontre du Comité Directeur.

Léonard Fandja

Union des Populations du Cameroun(UPC) 1948
Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
(MANIDEM) 1974
UPC – MANIDEM Créée le 10 Avril 1948, dissoute par décret français du 13 juillet 1955, décret de dissolution abrogé le 25 février 1960 ; contrainte néanmoins à la clandestinité pendant 30 ans, l’UPC qui depuis août 1992 s’appelle UPC-MANIDEM fonctionne légalement conformément à la loi.
COMITE DIRECTEUR / STEERING COMMITTEE
DECLARATION SUR L’ACTUALITE NATIONALE
Le Comité Directeur de l’UPC-MANIDEM réuni en sa deuxième session ordinaire les 26 et 27 mai 2018 à Douala, a examiné l’actualité récente de la situation nationale,
A propos de la crise dans le N-O et le S-O
Le CD Rappelle la position de l’UPC-MANIDEM selon laquelle rien ne se résoudra par les armes dans le N-O et le S-O, et que l’intérêt supérieur de la patrie commande la tenue rapide d’un vrai dialogue national qui est seul de nature à faire cesser l’état de guerre.
A cet effet Le CD appelle toutes les forces de bonne volonté à se mettre ensemble pour renforcer le front des volontaires pour la paix et infléchir le pouvoir dans le bon sens.
Le CD de l’UPC-MANIDEM s’insurge contre les récentes et lourdes condamnations frappant des jeunes activistes du West Kamerun : Mancho Bibixy, Awah Thomas, Aseletcha Martin, Guingah Valentine, Tamngwa Malvin, Tha Emile Agwei, Tsi Comrad.
Honte à ceux qui ont ainsi jugé nos frères ! Il est inacceptable d’être aussi servile vis-à-vis d’un pouvoir d’Etat injuste ! Que de tels juges sachent qu’ils seront jugés par le Tribunal de l’Histoire !
C’est dans une telle tension que les élections risquent d’avoir lieu. Ce qui fait que les élections jusqu’ici seulement injustes, si l’on ose dire, vont devoir se tenir dans un pays où la guerre sévit dans plusieurs régions. C’est une raison de plus pour appeler à mettre fin aux conflits armés, tout particulièrement dans le N-O et le S-O, étant donné que cela y est possible par le dialogue. Si, cependant, le président de la République s’entête dans la guerre il portera l’entière responsabilité de la façon dont les élections se dérouleraient.
A propos de la démolition du monument dédié à Ruben Um Nyobé
Le CD de l’UPC-MANIDEM est scandalisé de ce que certaines autorités traditionnelles à Douala aient fait obstruction à l’érection d’un monument en hommage à Ruben Um Nyobé au canton Bell.
Le CD de l’UPC-MANIDEM s’étonne que l’appel d’offres lancé par la CUD depuis le milieu de l’année 2017 ait pu être ignoré des chefs doualas, qui avaient donc tout le temps de donner leur avis sur ce projet. L’opération de démolition du samedi 26 mai 2018 est donc surprenante.
Le CD de l’UPC-MANIDEM annonce qu’il fera sa propre enquête et se prononcera sur cet incident.
Le CD de l’UPC-MANIDEM rappelle que Ruben Um Nyobe est le père du nationalisme et de l’indépendance du Kamerun.
Le CD de l’UPC-MANIDEM déclare avec force que Rudolph Douala Manga Bell, Ngosso Din, Martin Paul Samba, Mandola, Ruben Um Nyobe, Félix Moumié, Ernest Ouandié, Osendé Afana et quelques autres ne sont morts ni pour une ethnie ni pour une région : c’est d’avoir lutté afin que, du nord au sud, de l’est à l’ouest, nous soyons libres et maîtres dans notre pays qu’ils ont été assassinés !
Le CD de l’UPC-MANIDEM met en garde contre des actes graves dans un contexte kamerunais déjà tendu par plusieurs foyers de crise et de guerre.
« Un autre Kamerun est possible, d’autres choix sont nécessaires »
Fait à Douala, le 27 mai 2018
Pour le Comité Directeur
Le Président de la session
Mang III Louis-Marie
La Secrétaire de la session
Tsel Henriette
Moutoudou Albert
Président du Parti
Chumchoua Penda
Secrétaire du Parti

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